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VANESSA LACOMBE
Dans son atelier de fabrication de lampes à huile - Frons
le 24 avril 2004
 

Lecture du tableau par Cédric : Ancien objet de nos ancêtres qui leur permettait de s’éclairer. C’ est a l’ère préhistorique que l’homme a inventé la lampe à graisse animale, elle a ensuite évoluée avec les huiles végétales. Plus éclairante, et d’odeur plus agréable, ensuite est venu l’essence, le gaz, le pétrole, les carbures et enfin l’électricité qui l’a fait peu à peu s’éteindre. Devenues aujourd’hui plus décoratives, elles portent en elle cette histoire et se mettent en accord avec la nature pour en révéler l’éclat. A l’intérieur, l’effet de transparence éclaire une composition sauvage patiemment disposée mise en valeur par des flacons originaux.
L’éclat des Champs brille alors de tous ses feux.
Réveillons notre sensibilité sur les valeurs simples de la nature.

Vanessa :
Cela raconte l’histoire de la lampe à huile ; c’est le principe de l’éclairage par l’huile, on s’est même éclairé avec de l’huile d’olive ou de l’huile de noix, Toutes les huiles sont combustibles pour pouvoir s’éclairer.
Nous sommes trois personnes à travailler, il y a ma tante et Sandrine Bousquet. Je suis installée depuis 1998 donc ça fait six ans que je fais ce métier.
Nous avons une gamme d’ une vingtaine de flacons , à l’intérieur desquels  nous faisons des compositions florales sur le thème de couleurs, donc vous avez jaune, rose, bleu, rouge, vert. Je commercialise ces produits auprès de boutiques, jardineries, fleuristes, dans le sud de la France.
Je travaille avec un grossiste sur Lyon et un autre sur Saint Gaudens qui distribuent sur toute la France.
Nous travaillons avec des fleurs qui sont colorées, ce qui est important, c’est que dans chaque lampe, il y ait toujours des fleurs sauvages du Ségala, de chez nous qui font que le produit est authentique et local. J’ai cueilli de l’orge, de la monnaie du pape, de l’herbe tremblante du côté de Crespin, de la Bruyère sur le site de Thurriès, des petites fougères qui viennent de la rivière de la Salvetat Peyralès. Le choix des plantes sauvages est très important.
On essait de faire évoluer le produit, donc il y a du bambou, des plumes…
Chaque produit est fait à l’unité, c’est vraiment artisanal, chaque lampe est vraiment unique.

Adrien :
Nous sommes un groupe de jeunes et on est parti sur un projet, on veut faire une chaîne de gens du Naucellois pour mettre sur Internet ; on a commencé par Madame Blanc, elle a nommé Albert Imbert qui a nommé Jean-Marie Panis qui vous a nommé. Après, on vous pose des questions sur la vie dans le Naucellois, sur la Communauté de Communes et après nous le mettrons sur internet et pour monter que Naucelle, c’est vivant.

Pourquoi avez-vous choisi ce lieu ?
J’ai choisi l’atelier parce que c’est le plus représentatif de mon activité. Sinon, j’aurais aimé aussi vous prendre à Thuriès parce que c’est un endroit qui me plaît, où je m’inspire beaucoup et qui fait partie un peu de la région Naucelloise. Et moi, je me plais dans cette région pour son côté nature et sauvage.
Comme j’essais de mettre en valeur toutes les forces sauvages du Ségala, c’est pour ça que je vais bien ici.
Vous savez d’où vient le mot « Ségala ». Avant, il cultivait le Seigle : fleur sauvage d’ici qui a donné son nom à la région.

Pourquoi avez-vous choisi d’habiter à Frons au lieu d’une autre ville comme Naucelle ?
En fait, c’était l’opportunité de cette école désaffecté qui ne servait plus à personne, j’avais besoin de place. Je suis quelqu’un qui aime beaucoup la nature donc je suis bien à la campagne. C’est tranquille avec les oiseaux.

Depuis quand y habitez vous ?
Ca fait trois ans et demi ou quatre ans.

Pourquoi avez vous choisi de travailler dans l’ancienne école ?
Pour la place, pour ce lieu très agréable, parce que c’est tranquille et c’était vraiment l’idéal et aussi, j’habite à côté. Frons, c’est isolé mais c’est sur un axe, je suis à demie heure d’Albi et demie heure de Rodez. Vu mon métier commercial en plus d’être artisan, c’est important d’être pas trop perdu, d’être vite sur la route.

Comment avez vous connu Frons ?
Par un ami qui habitait le Presbytère. Et moi, avant d’habiter l’école, j’étais au presbytère de Frons. Je trouve très bien que les communes réemploient les vieux bâtiments et les font revivre en insérant des personnes qui ont envie de revenir dans la campagne.

Qu’est ce qui pourrait améliorer votre vie à Frons et la vie à Frons ?
Plus de confort dans les locaux peut-être parfois.

Participez vous à la vie de votre village ?
Oui, j’essaie de participer à la vie du village. En faisant de la publicité pour mes produits, je fais aussi de la publicité pour le village. Voilà.

Combien de temps consacrez vous à votre travail ? Et comment occupez vous votre temps libre ?
Beaucoup de temps pour le travail et très peu de temps libre.
Le temps libre, c’est beaucoup la cueillette des fleurs mais enfin c’est plus une passion qu’un travail.

Pourquoi avez-vous choisi de faire ce métier ?
C’est venu comme ça. C’est l’envie de créer quelque chose. J’ai une formation commerciale, j’ai un BTS force de vente, j’avais envie de vendre des produits que je fabriquais de mes mains pour le côté créatif et près de la nature et à la fois le côté contact du commerce.

Quelles motivations vous ont poussée à vous lancer si jeune ?
Un souci d’indépendance, et le fait que quand on est jeune, on a plus la pêche, on est motivé, on a rien à perdre, on a tout à gagner.

A quel âge avez-vous commencé ?
Vingt ans.

Quels sont vos goûts culturels ?
Je suis très intéressée par tout ce qui est l’art : la peinture, la sculpture, toutes ses formes artistiques.

Aimez vous lire ?
Beaucoup.

Quel est votre écrivain préféré ?
J’aime beaucoup Moravia. Mais, je n’ai pas d’écrivain préféré.

Avez-vous un livre de chevet ?
Oui, Jacques SALOMET « Le courage d’être soi ».

Quel style musical écoutez vous ?
Rock Alternatif, Ska, Reggae, toutes les musiques.

Avez vous une chanson préférée ?
Non, pour le moment, j’aime bien la chanson de Balavoine repris par les enfoirés. Pour les valeurs qu’elles représentent de solidarité « tous les cris les  S.O.S ». Je  reviens d’Afrique.
Balavoine, c’est quelqu’un que j’aime beaucoup, pour toute ce qu’il a fait au niveau humanitaire.

Quel est votre comédien préféré ?
Daniel Auteuil.

Etes vous sportive ?
Oui.

Quel sport pratiquez vous ou appréciez vous ?
J’aime bien la randonnée.

On vous propose de discuter d’un sujet qui vous tient à cœur, de quoi avez vous envie de parler ?
De la Solidarité humaine. Ne pas laissé des gens exclus comme on l’a vu l’été dernier que ce soit loin ou même proche de chez nous. Je ne supporte pas les personnes qui sont à l’écart. Donc, je pense que c’est une cause à défendre.

Voulez vous proposer une personne pour notre prochaine interview, afin de créer une chaîne de personne qui aime vivre dans le pays Naucellois (attention, il ne faut pas qu’il ou qu’elle habite sur la commune de Camjac) ?
Oui, j’y ai réfléchi, j’ai pensé à Patrice Géniez qui fait de super photos de la Nature et des Animaux et qui est sur la Commune de Centrès, qui vous montrera ce qui fait, vous jugerez c’est vraiment génial.

Je trouve vos questions très intéressantes. Vous posez de meilleures questions que toutes ces personnes qui viennent avec des questions toutes faites. Vous vous intéressez vraiment à la personne et pas à l’image qu’elle peut représenter et ça c’est super.


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