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Cédric : On
est un groupe de jeunes de 13 à 15 ans. On interroge
des personnes ; d’abord, on a commencé par
Madame le Maire de Naucelle, puis après on lui a
demandé de choisir des personnes qui ne faisaient
pas partie de la Commune de Naucelle, ensuite cela a suivi.
Valérie
: Le
questionnaire porte sur un thématique au départ, c’est
sur la personne qui aime bien vivre dans le pays Naucellois, alors cela peut être
des personnes qui y sont nées, ou des personnes qui y viennent. Les
questions ne portent pas forcément sur une passion ou un métier.
Pourquoi les personnes y sont venus et pourquoi elles y sont restées
?
Cédric
:Pourquoi avez vous choisi ce lieu ?
Yves
Saget
: Parce
que j’y
vis et j’essaie d’y passer le plus de temps possible pour restaurer
ma maison et travailler sur l’atelier de taille de pierre.
Ici, ce n’est pas toute ma vie mais une grosse partie de ma vie.
Cédric
:Y venez vous souvent et quand ?
J’y
suis tout le temps. Quand je dois partir au travail, j’essai
de revenir et d’être un maximum de temps ici.
Cédric
: Qu’est ce qui vous a incité à venir
vivre dans le pays Naucellois et plus particulièrement à Quins
? Et depuis quand y vivez vous ?
Cela
fait maintenant 4 ans que je suis ici à Quins. Cela va faire 6 ans
que je suis sur l’Aveyron avec ma femme. Ici à Quins, c’est
un peu par hasard, on cherchait à acheter une maison. Et, c’est
ici que l’on a trouvé, le lieu nous convenait, on aime bien
le hameau « Lacombe » comme il est situé. Les bâtiments
sont jolies, c’est ce que je recherchais. C’est un peu par hasard.
Cédric
: D’où venez vous ?
Je
viens de la région parisienne, je suis originaire de la
région parisienne. Et après, je n’ai pas mal
voyagé pour apprendre mon métier. 8 ans après,
je suis arrivé sur l’Aveyron.
Cédric
:Quelle différence relevez-vous entre la vie à Quins
et la vie où vous étiez avant ?
Avant
de voyager, j’étais dans une Z.U.P (Zone urbaine Prioritaire)
en région parisienne, dans la banlieue. La différence, c’est
qu’ici c’est la campagne, ici on se connaît plus que là bas.
Là bas, on connaissait à peine nos voisins. Ici, à Lacombe,
on connaît tout le monde, même à Quins, on commence à connaître
; il n’y a plus cette impersonnalité.
Cédric
: La vie de votre ancien village ou ville était elle plus
dynamique (Associations , fêtes de village, commerce ,
services,…)?
Non,
je ne croîs pas que c’était plus dynamique.
Au contraire, comme c’était la grande banlieue, c’était
une ville dortoir, tous les gens vont sur Paris. En ville, il n’y
a pas beaucoup d’activités. Ici, il y a en plus à Naucelle,
ou Baraqueville ou Rodez ; c’est plus facile de sortir ici
que de sortir où j’étais avant.
Cédric
: Qu’est ce qui pourrait améliorer votre vie Quins
?
Là,
je ne vois pas. Bon, pour nous, c’est tout nouveau, ça fait
4 ans qu’on est là.
Cédric
: Quelles évolutions avez vous remarquées à Quins
depuis que vous y habitez ?
Depuis
4 ans, au niveau du hameau, il y a de plus en plus d’enfants. Quand
on est arrivé, il n’y avait pas. Et maintenant, il y a en 4.
Quand on est arrivé, on a eu notre premier enfant, Pierre. Monsieur
et madame Poux ont eu deux enfants. Nous, aussi, on a eu un deuxième
enfant. Lors de notre arrivée au village, il n’y avait pas d’enfants.
Cédric
:Participez vous à la vie de votre village ? Et comment
?
Avec
la restauration de la maison, l’entreprise et les enfants, on n’a
pas beaucoup de temps libre. Mais, j’essaie de m’investir. Par
exemple, l’année dernière, j’ai été à l’école
de Salan pour montrer le travail de tailleur de pierre. J’y ai été une
matinée, les enfants ont gravé des lettres et ont gravé « Ecole
de Salan ». Donc, voilà…
Cédric
:Participez vous à des associations ? Si oui, lesquelles
et qu’est ce que cela vous apporte ?
J’ai
commencé et c’est comme ça que j’ai connu
Patrice Géniez avec le Club Photo de Naucelle. Et puis,
parce que j’aime bien la photo. Ensuite, je n’ai pas
eu le temps et quand je fais les choses j’aime bien les faire
correctement. Donc, je ne pouvais pas tout faire en même
temps. Mais, quand la maison serra plus avancée, j’espère
bien reprendre une activité. D’ailleurs, l’association
Club Photo m’a permis de connaître Patrice. Cela me
permet de connaître pas mal de monde surtout quand on n’est
pas du pays. Il y a aussi l’association Saint Clair de Verdun à laquelle
je participe un peu, et là encore j’aimerais en faire
plus mais pour le moment mes priorités sont ma famille,
l’entreprise et la maison.
Cédric
:Nous avons entre 12 et 14 ans, en dehors de l’école
que faisiez vous à cet âge là ?
12
et 14 ans, je faisais toujours un lien avec l’école le mercredi
après-midi du sport, de l’endurance. Je courrais souvent. Mais
après dans les cités, on ne sort pas beaucoup, ce n’est
pas comme ici.
Cédric
:Comment vous est venu la passion des cadrans solaires ?
Et depuis quand l’exercez vous ?
Cela
fait que 2 ou 3 ans que je m’y suis vraiment intéressé ;
pendant un an, j’ai étudié et puis j’ai commencé à faire
mon premier cadran solaire. Et comment cela m’ai venu ? par mon métier
déjà, tailleur de pierre. J’ai fait de la gravure, de
l’ornementation et puis des cadrans solaires, c’est une chose
qui permet de lier les deux. La pierre, la gravure, l’ornementation
et en plus il y a toute la partie du dessin technique pour les tracés
justes.
Cédric
: La création des cadrans solaires, est ce pour vous
une passion ou tout simplement un métier ?
Non,
ce n’est pas non plus une passion. C’est quelque chose qui pourrait
le devenir si vraiment j’en faisais beaucoup. Mais c’est quelque
chose que j’aime faire, ça c’est sur.
Trois cadrans solaires sont posés et fonctionnent. Au départ,
je l’étudie, je le trace sur le papier, je le réalise,
je le pose, et une fois posé, je vérifie pour voir s’il
marche ; et quand je m’aperçoit que le cadran solaire fonctionne
et qu’il donne l’heure solaire, la vraiment, c’est quelque
chose, on joue avec le soleil, on joue avec quelque chose qui est très
très loin.
Et là, cela me donne vraiment des frissons à chaque fois. A
chaque fois que je vérifie s’il fonctionne et que je m’aperçois
qu’il fonctionne, à chaque fois, c’est quelque chose.
Cédric
:Combien de temps consacrez vous à votre travail
? Et comment occupez vous votre temps libre ?
Beaucoup
de temps. Et puis, quand ce n’est pas l’entreprise, c’est
la restauration de la maison, donc c’est toujours dans le même
domaine. Donc, je passe beaucoup de temps à travailler.
Cédric
:Comment se compose votre famille ?
Il
y a ma femme qui est vétérinaire. Maintenant, elle est à Rieupeyroux.
Et aussi, j’ai deux enfants, Pierre qui a 3 ans et demi et Tristan
qui va avoir deux ans ; ils sont à l’école de Salan.
Cédric
:Leur consacrez vous beaucoup de temps ?
Oui,
dés que je peux. Comme ma femme est vétérinaire,
elle a des gardes et quand elle n’est pas là, je
suis obligé de garder les enfants, donc je passe beaucoup
de temps avec eux.
Et puis, quand elle n’est pas de garde, c’est moi
qui en profite pour travailler à la maison. Et alors,
c’est elle qui en profite, donc à tour de rôle,
on profite des enfants. On leur consacre quand même pas
mal de temps.
Cédric
:Etes-vous intéressé par une forme d’art
?
La
Sculpture; j’aimerais bien approfondir la sculpture.
La pierre, ce n’est pas la sculpture, c’est deux
métiers encore différents, j’aimerais faire
plus de sculpture maintenant, plus de création.
J’aime bien aussi la peinture. Mais mon métier
me prend beaucoup de temps. J’ai un peu de mal dés
fois à en sortir.
Cédric
:Que pensez vous des nouvelles techniques de communication
?
Justement,
j’aimerais me faire connaître plus que localement,
j’aimerais trouver une clientèle un peu plus
large, donc j’envisage de créer un site internet
pour montrer ce que je fais.
Même pour ma famille qui est assez loin. Ma famille
est restée dans la région parisienne ; donc
pour communiquer, c’est très intéressant.
Cédric
:On vous propose de discuter d’un sujet qui vous tient à cœur,
de quoi avez vous envie de parler ?
Un
sujet qui me tient à cœur, je vais vous reparler
des cadrans solaires.
Le cadran solaire quand il est fait correctement c’est à dire
tracé pour une orientation et un lieu précis
donne l’heure solaire de ce lieu. Si l’on veut
convertir cette heure solaire en heure légale c'est-à-dire
l’heure indiquée sur une montre, il faut prendre
en compte trois paramètres.
Le premier que tout le monde connaît est de rajouter
une heure en hiver et deux heures en été.
Le second dépend du lieu ou l’on se trouve,
en effet l’heure légale coïncide avec l’heure
solaire quand on se situe sur le méridien de Greenwich,
mais si nous sommes à l’est de ce méridien
le soleil sera à notre verticale (midi solaire) avant
d’être à la verticale du méridien
de Greenwich. Ce décalage est de quatre minutes par
degré. Prenons l’exemple de Quins qui se situe à 2°23’ Est,
et bien le soleil est à notre verticale 9 minutes
et 32 secondes avant d’être à la verticale
du méridien de Greenwich (2°x4+23secx4) ce qui
signifie qu’il faut soustraire ces 9 minutes et 32
secondes à l’heure solaire pour obtenir l’heure
l’égale.
Le troisième paramètre est du au fait que la
terre ne met pas exactement 24 heures à faire un tour
sur elle-même et qu’en plus cette durée
est variable tout au long de l’année. Cette
variation est représentée par l’équation
de temps qu’il faut ajouter ou soustraire suivant les
saisons.
Ma plus belle pièce ce trouve en face de la MJC à rodez,
il s’agit d’une sorte de mobilier urbain constitué de
trois pierre. Le socle en pierre d’origine volcanique
avec une moulure renaissance rappelant l’age d’or
de la science des cadrans solaires. Le fût réalisé en
grés rouge sur lequel se trouve trois cadrans, un
vers l’est pour donner l’heure de 6h à11h,
un autre plein sud pour les heures entre 11h et 13h et un
plein ouest pour les heures de 13H à 18h. La particularité de
ces cadrans est qu’ils sont tracés sur des surfaces
courbes. La troisième partie est une sphère
en pierre calcaire dure représentant la terre et orientée
de la même façon, donc éclairée
de la même façon par le soleil.
Cédric
:Voulez vous proposer une personne pour notre prochaine interview,
afin de créer une chaîne de personnes qui aiment
vivre dans le pays Naucellois ?
Donc
j’y ai réfléchi, j’avais
pensé d’abord à Monsieur Gibelin,
parce que c’est quelqu’un que j’apprécie
beaucoup. Mais bon, il est dans la même commune,
et dans le même hameau.
Sinon, je pensais à une autre personne que je
ne connais pas. J’en ai entendu parlé deux
fois, j’aimerais le rencontrer, je n’ai pas
encore eu l’occasion de le rencontrer, je ne connais
même pas son nom. C’est une personne que
vous devez connaître, elle collectionne les boules.
Cédric
: C’est Monsieur Majoulet
Cela
sera l’occasion de faire un lien avec lui.
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